Si les vélos électriques créent des tensions sur les chemins partagés, c'est rarement par intention. C'est la combinaison de deux caractéristiques : ils vont plus vite qu'il n'y paraît et ils sont presque silencieux. La personne à pied n'entend rien et évalue mal la vitesse.
Tout le reste en découle.
Ralentir avant que ça ne se resserre
Sur les chemins fréquentés par des piétons, la vitesse doit baisser nettement – et plus tôt qu'on ne le juge nécessaire. Un vélo électrique reprend son élan sans effort; cela ne vous coûte donc presque rien. Qui anticipe freine moins brusquement.
Se signaler
Un bref coup de sonnette à quelques mètres laisse aux autres le temps de s'organiser. Trop tard ou trop près, il effraie plus qu'il n'aide.
Là où la sonnette paraît déplacée, un mot aimable suffit. L'essentiel est simplement que quelqu'un perçoive votre arrivée.
La distance au dépassement
Écartez-vous largement, surtout auprès d'enfants et de chiens. Les uns comme les autres se déplacent de manière imprévisible et réagissent souvent dans la mauvaise direction à un bruit inattendu.
Rouler à droite, dépasser à gauche
La règle est banale et pourtant souvent ignorée. Sa valeur tient à la prévisibilité : si chacun s'y tient, personne n'a à deviner de quel côté l'autre va s'écarter.
Où la retenue s'impose particulièrement
Familles avec de jeunes enfants, personnes âgées, promenades au bord du lac un dimanche après-midi. Se faufiler n'y apporte rien – dix secondes de patience épargnent la frayeur à tout le monde.
Cela vaut d'autant plus sur des chemins qui sont en réalité des sentiers pédestres, où personne ne s'attend à un vélo.
Et avec les vélos rapides
Les speed-pedelecs jusqu'à 45 km/h sont soumis à des prescriptions propres, y compris sur les lieux où la circulation est autorisée. Sur les chemins partagés, l'écart entre votre vitesse possible et la vitesse appropriée est particulièrement grand.
Les bases pour les premiers trajets : En sécurité à vélo électrique et en trottinette.