Cols alpins à vélo électrique : ce qui compte

Alpine Passstrasse in den Bergen

Une montée de col n'a rien à voir avec une longue sortie en plaine. L'ascension ne s'interrompt pas pendant plus d'une heure, la météo au sommet n'a que peu de rapport avec celle de la vallée, et la descente demande plus de concentration que la montée ne demande de force.

Avec l'assistance, cela devient accessible à bien plus de monde – à condition que la planification suive.

Par où commencer

Le Grimsel, la Furka et le Susten sont si proches les uns des autres qu'ils se combinent en une boucle classique – pour débuter, l'un des trois suffit largement. Le Klausen et le Simplon se montent plus régulièrement que leur réputation ne le laisse penser.

Au sud, l'ancienne route du Gothard par la Tremola constitue une expérience à part : le revêtement pavé historique est unique et se pédale plus difficilement que le profil ne l'indique. Des pneus plus larges y sont clairement un avantage.

Aux Grisons, l'Albula, la Flüela et la Bernina offrent de longues montées plus calmes, avec moins de trafic que les cols centraux.

La saison est courte

La plupart des cols élevés sont praticables de juin à octobre environ, selon l'enneigement. Vérifiez l'ouverture avant de partir – au début de l'été et en automne, un col peut refermer à court terme.

Batterie et autonomie

Ce sont les mètres de dénivelé qui déterminent la consommation, pas les kilomètres. Comptez nettement moins d'autonomie qu'en plaine et prévoyez une réserve pour le retour – ce qui est consommé en montant ne revient guère à la descente.

L'alternative praticable : monter à vélo et redescendre en train ou en car postal. Ce qui entre encore en jeu figure dans l'article sur l'autonomie.

Les vêtements pour le sommet

Au col, il fait sensiblement plus frais qu'en vallée, et la descente se fait sans produire de chaleur. Une couche supplémentaire pour la descente, des gants et un coupe-vent font partie du bagage – même en plein été. Avec assez d'eau et un téléphone chargé.

Monter régulièrement

Un rythme constant en assistance moyenne vous mènera plus loin que des relances vives qui vident à la fois vos jambes et la batterie. On garde le niveau maximal pour les lacets les plus raides.

La descente est la partie sérieuse

Les longues descentes échauffent les freins. Freinez de manière dosée et par intervalles plutôt qu'en frottant en continu, et faites une pause sur les descentes très longues pour laisser refroidir disques et plaquettes.

Le surpoids d'un vélo électrique se fait ici directement sentir – la distance de freinage est plus longue et la chaleur dégagée plus élevée que sur un vélo non assisté. Comment contrôler plaquettes et disques auparavant : voir l'article sur les freins.